Il “post” elezioni in Francia. Cronaca posticcia della vittoria di Sarkozy

8 05 2007


Oggi ho allentato la presa informativa sull’elezione presidenziale francese
, dopo aver “divorato” on line i quotidiani d’oltralpe, in minor parte quelli italiani, (un comprensibile divario quantitativo in merito alla copertura dell’evento) con un’occhiata al resto della stampa internazionale. Comincio a considerarmi in via di ripresa dallo stress emotivo-mediatico che mi aveva tenuto incollato allo schermo del pc dal primo pomeriggio della domenica elettorale. Ora, forse, dopo aver scritto tanto in francese riuscirò a dare spazio a commenti in lingua madre su ciò che è avvenuto nelle ore più calde di quella giornata elettorale, con piccole note in termini di riflessione ed analisi post-elettorale.

Il successo del web. La prima annotazione va a quel grande osservatorio permanente globale che è stato il web. La Toile (in francese, la rete internet) non è mai stata così protagonista sia nell’utilizzo che ne hanno fatto gli apparati di comunicazione dei principali candidati sia come terreno di confronto, di formazione e soprattutto di informazione per l’opinione pubblica. I blog francesi hanno avuto una visibilità preziosa ed i video tra il serio ed il faceto hanno impazzato fino all’ultimo. (Ultimo quello in cui la Royal con la maglia della Francia colpisce l’avversario con maglia italiana Sarkozy, che non ho riportato per rispetto da tifoso verso un eroe mondiale del successo azzurro, Marco Materazzi). Il live blogging e le dirette web di France 24 (che seguiva il tutto anche riportando post della blogosfera, con commenti ed un’apposita blogroom internazionale) hanno ritenuto la mia costante attenzione. Nel secondo turno anche Rainews24 per l’Italia si è distinta per l’informazione associata, traducendo in italiano ed in video ciò che perveniva dalla consociata francese.

In occasione del primo turno la ricerca spasmodica da parte degli interessati francesi e di tutta la rete dei blogger e dei media tradizionali francesi, diffidati per legge (parlo anche dei blog francesi, e questo porterebbe molte riflessioni sul potere d’influenza che possono avere, addirittura si era chiesto ai blogger di eliminare i link ai siti stranieri) dal diffondere informazioni prima della chiusura degli ultimi seggi, (nelle grandi città chiudevano 2 ore più tardi provocando così uno sfasamento ed una fibrillazione ulteriore) si era rivolta ai siti d’informazione esteri ed in special modo al quotidiano svizzero Le Temps e a quello belga Le soir. Provai anche io a collegarmi ai due siti ma, come tanti, senza ottenerne risultato; si erano intasati per troppi tentativi di contatto simultaneo, dalle h.18 alle h.19.

In occasione di questo secondo turno l’attacco informativo ai suddetti siti è stato di minor portata ma ad ogni modo alcuni media, fiutando la possibilità del business visto l’eccezionale traffico generato quindici giorni prima, offrivano le informazioni solo attraverso SMS a pagamento, (come la Tribune de Genève o La Libre Belgique, due quotidiani che già conoscevo, rispettabilissimi) mentre quelli letteralmente bloccati dal traffico degli internauti il 22 aprile erano corsi ai ripari potenziando i loro servizi. (Nota personale: i limiti giga di traffico delle connessioni internet in Belgio mi hanno sempre fatto innervosire)

Il faccia a faccia Tv. Non è mancato il confronto televisivo, il faccia a faccia tra M. Sarkozy e Mme Royal tra primo e secondo turno che, non per attribuirgli un accreditamento retrospettivo, aveva finito per giovare al candidato già dato in vantaggio da tutti i sondaggi. La sera stessa del dibattito avevo accordato il “successo” di Sarkozy nel duello tv e i sondaggi condotti dopo la diretta televisiva lo confermavano. I sondaggi in Italia dopo il confronto tra Prodi e Berlusconi alle ultime elezioni politiche furono fatti con molto ritardo, dopo che i giornali vi avevano lavorato su per sedimentare un’opinione più favorevole al Prodi vincitore “televisivo”. (P.s. vanno fatte le telefonate a casa cinque minuti dopo la diretta tv, altrimenti i media possono modellare l’opinione) Ancora, molti giornali italiani filo-Royal ed anche alcuni quotidiani francesi continuavano a considerare meglio o alla pari la candidata, forse per svolgere un ruolo di supporters strategici; era evidente, per un osservatore attento, che Sarkozy ne fosse uscito calmo e sicuro vincitore. E’ da notare, a torto o a ragione, che si era scelto di adottare un metodo con contraddittorio diretto, che prevedeva di rispondere per le rime ed immediatamente all’avversario politico (e di interromperlo).

L’elezione. Leggi il seguito di questo post »

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Les critiques plus ou moins voilées à Mme Royal au sein du PS

7 05 2007

dessin par Michaelski. Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn (debat2007.fr)

La candidate défaite Ségolène Royal veut s’inscrire dans l’avenir de son parti. Durant son discours, elle est apparue (ou s’est forcé de) souriante bien que battue. Elle semble vouloir s’afficher en future leader de l’opposition mais, peut-être, elle devra s’opposer à Dominique Strauss-Kahn qui veut réformer le PS vers la social-démocratie et à Laurent Fabius qui affiche sa volonté d’ancrer le parti plus à gauche. Tous deux semblent attribuer implicitement la défaite à la candidate.

Quelque chose s’est levé qui ne s’arrêtera pas (…) J’assumerai la responsabilité qui m’incombe désormais, je continue avec vous“, a-t-elle dit à ses électeurs.

De toute réponse, Dominique Strauss-Kahn, ancien candidat à l’investiture socialiste, a réagi sur l’antenne de TF1 et sur Europe1 au score de la candidate socialiste. “C’est une très grave défaite pour la gauche”, c’est la “troisième fois consécutive que les socialistes perdent l’élection présidentielle.” Il a dit porter un jugement “sévère” sur “le fonctionnement du Parti socialiste depuis cinq ans”, sous la direction de François Hollande, en affirmant que le PS “n’avait pas su faire une gauche moderne”.

François Hollande, quant à lui, a concédé “des erreurs” de la part des socialistes. Il y a forcément là une leçon à tirer, a-t-il dit mais il a aussi souligné qu’il n’est pas le temps de régler les comptes au sein des socialistes. « Tous ceux qui ne veulent pas d’un Etat UMP doivent maintenant se mobiliser pour les élections législatives” etl’urgence commande au rassemblement, à l’unité, a-t-il insisté.

Plusieurs dirigeants du PS ont lancé des critiques plus ou moins voilées contre la direction du parti et Ségolène Royal.

L’ancien premier ministre socialiste Laurent Fabius  qui se situe à la gauche du parti a, lui, estimé que, dimanche soir, “le drapeau de la gauche était à terre” et qu’il  “fallait le relever”. Le député PS de Seine-Maritime a avancé des “raisons multiples” à la défaite. “Nous n’avons pas convaincu suffisamment que notre candidate pouvait être chef de l’Etat”, a-t-il estimé. M. Fabius a jugé “indispensable qu’on ait une gauche qui se rassemble et qui redonne de l’espoir” et “qui n’hésite pas sur sa stratégie” lors des prochaines législatives, dont la campagne devra être menée “collégialement”, a-t-il insisté.

Après le référendum du 29 mai sur l’Europe et le CPE, la droite était les deux genoux à terre“, a souligné Pascal Cherki (gauche du PS), adjoint au maire de Paris. Le pays était contre le libéralisme et se retrouve aujourd’hui avec un président qui a un programme libéral“, a-t-il ajouté. Pour autant que les questions européennes n’ont pas joué un rôle fondamental sur le choix du vote, qui est resté centré sur la politique intérieure.

Mais, encore, c’est Dominique Strauss-Kahn qui va plus loin et qui met en évidence le manque de clarté du Parti socialiste sur plusieurs questions, dont les retraites, le nucléaire, et la protection de l’économie française.

Quand au bout du compte on n’est pas clair sur ce qu’on dit aux Français, les Français ne peuvent pas nous suivre“, a déclaré l’ancien ministre de l’Economie sur Europe 1.

Nous parlons aux Français des retraites mais nous ne leur disons pas exactement ce que nous voulons faire parce que nous n’osons pas aller jusqu’au bout de la difficulté du problème“, a-t-il expliqué.

Nous parlons aux Français du nucléaire mais nous ne sommes pas clairs sur le sujet. Nous parlons aux Français du protectionnisme et de la TVA aux frontières mais comme au sein du PS toutes les positions existent, eh bien nous ne sommes pas clairs non plus“, a ajouté Dominique Strauss-Kahn.

Moi, je juge favorablement les critiques de DSK et probablement, face a face à Sarkozy en étant le candidat de la gauche, l’ancien ministre de l’Economie aurait pu gagner le pari. D’accord, c’est vrai que Bayrou est allé loin et que sans le rapprochement de Mme Royal aux centristes, elle n’aurait pas recueilli le 40% des électeurs de l’UDF, qui se sont enfin divisés par égalité entre les deux candidats au deuxième tour. (Mais, avant l’on pensait qu’on en auraient eu de plus pour Ségo que ceux qui ont choisi Sarko..) Mais la question à mon avis est que Mme Royal a trop changé de discours en fonction des circonstances, trop démago, pas de chiffres, pas de données, pas de ligne directrice claire. Au contraire, N.Sarkozy a été limpide dans ses propos et ses engagements, avec une bonne rigueur concernant les sujets liés aux problèmes économiques et le débat du 2 mai n’a fait que renforcer cet écart. Je ne veux pas faire de l’accréditation rétrospective car je m’étais exprimé de cette façon au lendemain du débat télévisé.

Ségolène Royal http://www.desirsdavenir.org





C’est un Monsieur le Président de la France. Sarkozy gagne la Présidentielle

7 05 2007

Nicolas Sarkozy (UMP) a été élu Président de la République française avec 53,06 % des voix (chiffres définitifs du Ministère de l’Intérieur, hors français de l’étranger). Ségolène Royal (PS) a rassemblé 46,94 % des suffrages. Comme au premier tour, la participation a été très forte : 84,83 %, ce qui représente quelque 38 millions de votants.

Sarkozy a gagné (lefigaro.fr)

Dans son premier discours en charge de la Présidentielle, le leader de droite a voulu rassurer les électeurs partisans des autres candidats en se déclarant le “Président de tous les français“. Beaucoup de fair-play envers son adversaire Mme Royal et les électeurs qui ont voté la candidate socialiste.

En annonçant dès son élection le « retour de la France en Europe », il a entendu assurer les partenaires européens qu’il croit “profondément” et “sincèrement” dans la construction européenne. Mais il a aussi “conjuré” les mêmes partenaires “d’entendre la voix des peuples qui veulent être protégés” et “de ne pas rester sourds à la colère des peuples qui perçoivent l’Union européenne non comme une protection, mais comme le cheval de Troie de toutes les menaces“. Cela dit pour souligner que le peuple français s’est déjà exprimé sur un référendum et qu’il faudra trouver des autres manières pour mener à bien le processus du traité constitutionnel européen. Le but du nouveau président est de proposer aux partenaires européens un “traité simplifié”, limité aux questions institutionnelles, permettant de sortir rapidement de la crise européenne, un “mini-traité” à entériner par le Parlement.

Surnommé “Sarkozy l’Américain” par certains de ses adversaires, il s’est aussi adressé aux Etats-Unis, pour assurer que “la France sera toujours à leurs côtés quand ils auront besoin d’elle“, tout en ajoutant que l’amitié c’est aussi “accepter que ses amis puissent penser différemment“.

La surprise dans son discours a été à l’égard de la question du réchauffement climatique. Il a en outre déclaré que les Etats-Unis, qui sont le principal pays émetteur de gaz à effet de serre mais ont refusé de signer le protocole de Kyoto, avaient “le devoir de ne pas faire obstacle à la lutte contre le réchauffement climatique” et les observateurs ont marqué qu’à l’issue de cette déclaration l’amitié avec les Etats-Unis ne sera pas un rapport de dépendance. (Voir Blair et Berlusconi)

Encore par rapport aux relations internationales, il a appelé dans son discours à l’attention vers les pays africains, en assurant son attention future à leur égard et en il a jugé que “le temps était venu de bâtir ensemble une union euroméditerranéenne » en les invitant à “décider ensemble d’une politique d’immigration maîtrisée et d’une politique de développement ambitieuse“.

Enfin, le nouveau président a promis que la France serait “du côté des opprimés du monde” et qu’elle n’abandonnerait pas “les femmes condamnées à la burqa”, ni “Ingrid Betancourt, l’otage franco-colombienne détenue en Colombie depuis 2002, ou “les infirmières bulgares condamnées à mort en Libye” et cela m’est semblé beaucoup mieux du simple appel au femmes françaises qu’a été fait par Mme Royal à l’issue de son discours de défaite. (Tout juste un petit de féminisme peu convaincant)

Par contre, on a marqué assez d’images de cette sur les violences de la soirée électorale : la présence policière constante en nombre, souvent à l’écran dans les rues, pourrait bien etre une image étudiée pour montrer un pays qui sera « sécurisé ». Cela vaut à balancer un discours qui apparaît plus de gauche que celui de Mme Royal ; passionnant, fraternel..il veut rendre à la France ce qu’elle lui a donné et il veut être « le Président qui donnera à chacun sa chance ».. Mais oui il faut, il est le Président, œuf !

La passation des pouvoirs entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy se fera le 16 mai, le gouvernement devrait être formé avant le 20 mai.

La prochaine étape électorale : les élections législatives les 10 et 17 juin prochains.

Les vidéos des discours à l’issue des polls 





Presidenziali Francia – la scelta. Aux urnes citoyens ! On y est

6 05 2007

duel Royal-Sarkozy (courrierinternational.com) 

(AFP) – Les Français votaient dimanche pour élire leur nouveau président, le candidat de droite Nicolas Sarkozy étant donné favori face à la socialiste Ségolène Royal pour succéder à Jacques Chirac à l’issue d’une campagne acharnée.

Les Français sauront à 20H00 (18H00 GMT) qui aura la charge de conduire le pays pendant les cinq prochaines années et d’incarner l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle génération.

Pour remplacer Jacques Chirac, 74 ans, les Français avaient le choix entre Nicolas Sarkozy, 52 ans, qui leur a promis d’opérer une “rupture” avec le passé, et Ségolène Royal, 53 ans, qui les a incités à faire preuve d'”audace” en élisant pour la première fois une femme à la présidence. Tous deux ont affiché leur volonté de réformer le pays en profondeur. “Une élection qui va chambouler la France”, titrait le Journal du Dimanche au matin du vote.

Les 65.000 bureaux de vote de métropole ont ouvert à 08H00 locales (06H00 GMT) et les électeurs se sont rendus nombreux aux urnes, dès le matin et sous le soleil, ce qui laissait entrevoir un taux de participation massif. Il avait été de près de 84% au 1er tour le 22 avril, signe de l’engouement des Français pour cette élection et de leur soif de changement après 12 années de présidence Chirac.

Jusqu’à la fermeture des derniers bureaux de vote dimanche à 20H00, la loi interdit toute publication de sondage ou d’estimation des résultats. M. Sarkozy a conforté son statut de favori dans la dernière ligne droite, creusant l’écart après son duel télévisé avec Mme Royal, suivi mercredi soir par 20 millions de personnes. Il a axé sa campagne sur la réhabilitation de la “valeur travail”, de l’ordre et de l’autorité, et sur la lutte contre l’immigration clandestine.

Mme Royal a mis l’accent sur le volet social de ses propositions et accusé son adversaire de vouloir “diviser” la France. Jusqu’au dernier moment, elle a tenté d’inverser la tendance, appelant les Français à “faire mentir les sondages”. Elle a aussi affirmé qu’une victoire de M. Sarkozy pourrait déclencher de nouvelles violences dans les banlieues, secouées par des émeutes en 2005 et où le candidat de droite, ex-ministre de l’Intérieur, est considéré comme un ennemi par nombre de jeunes issus de l’immigration.

La police devait renforcer dimanche sa présence dans les quartiers sensibles ainsi qu’à Paris. Plus de 3.000 policiers anti-émeutes ont été mobilisés pour la seule région parisienne.

Quel que soit leur camp, de nombreux électeurs affichaient dimanche leur conviction de participer à un “scrutin décisif”. Certains de ceux ayant choisi Sarkozy appelaient de leurs voeux un “changement radical” en France, à l’instar de Maria Dallais, une femme de ménage qui a voté à Suresnes, près de Paris, selon laquelle le candidat de droite est “le seul à pouvoir remettre les gens au travail”.

Cadre dans la fonction publique, Philippe de Saint Agnan, habitant lui aussi dans la banlieue parisienne, a préféré sans hésiter Ségolène Royal. Il souhaite que “la France change”, mais “sans revenir sur les acquis sociaux”.

Nettement devancée au 1er tour par M. Sarkozy (25,87% contre 31,18%), Mme Royal a tout tenté pour conquérir les électeurs du centriste François Bayrou (18,6% au premier tour). Celui-ci a annoncé qu’il ne voterait pas pour M. Sarkozy, mais sans se ranger pour autant derrière la candidate socialiste, dont il a dénoncé le programme économique “étatiste”.

Arrivé quatrième du 1er tour avec 10,44% des voix, le leader d’extrême droite Jean-Marie Le Pen a appelé ses électeurs à “s’abstenir massivement”. En fin de campagne, l’entourage de M. Sarkozy affichait sa confiance. Son parti, l’UMP, a déjà prévu l’organisation d’une “grande fête populaire” dimanche soir à Paris, au bas des Champs-Elysées. Après avoir élu leur président, les Français retourneront aux urnes les 10 et 17 juin pour élire leurs députés.





(source photo et communiqué de presse: AFP) (fonte foto e comunicato stampa agenzia AFP)

Quelques liens pour suivre la soirée électorale: (link per seguire la serata elettorale)

Présiblogs – L’actualité de la Présidentielle sur les blogs

les chaînes d’émission – spéciale Présidentielle

Rainews 24 in Italia segue i risultati dalla blogroom di france 24 (per france 24 cliccare qui ) 

 





Présidentielle France – Duel au sommet. La sfida tv dei due finalisti

2 05 2007


Et nous voilà à l’événement top de cette campagne présidentielle: Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, les deux finalistes du second tour, s’affrontent ce soir dans un débat télévisé qui pourrait être au moins « important ». L’un qui fait peur et qui a fait de la critique du ’68, l’autre qui ne reçoit assez de crédibilité. Le Pen a annoncé l’abstention pour ses électeurs. Les électeurs de Bayrou semblent s’approcher à Mme Royal, mais pas les députés UDF. L’arène cathodique sera un terrain d’ambition pour rallier les indécis et la galaxie centriste. Au-delà de la confrontation des personnalités et des projets, les deux candidats auront à l’esprit les plus de 6,8 millions d’électeurs qui ont voté François Bayrou au premier tour et près de 20 millions de spectateurs français.  

Ce soir à partir de 21 heures, le débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy sera diffusé par Tf1 et France 2, coorganisatrices de l’événement. Mais pour tous ceux qui ne peuvent pas être devant leur poste de télévision à cette heure, et pour les observateurs étrangers, l‘internet n’est pas en reste.

TF1 (via LCI) et France 2 retransmettront en direct sur leurs sites Web le débat de ce soir. Les principales chaînes d’information continue retransmettront également en direct le débat, les deux chaînes d’information gratuites de la télévision numérique terrestre, i-TELE (groupe Canal+) et BFM TV (groupe NextRadioTV). France 24 retransmet le débat en direct avec traduction simultanée en anglais et en arabe, suivi d’une émission spéciale dans les trois langues. LCP Assemblée nationale-Public Sénat y ajoute une traduction en langue des signes pour les personnes sourdes ou malentendantes.

Arte va plus loin que ses consœurs. Non seulement elle retransmet sur http://www.arte.tv en direct la confrontation des deux candidats, avec une traduction en allemand. Mais en plus, elle permettra aux internautes de voter en ligne pour attribuer des points positifs ou négatifs aux candidats. Enfin, la chaîne met la vidéo à la disposition des internautes sept jours après la diffusion.  





Le jour J delle Presidenziali francesi. Tra la poltrona e la rete

22 04 2007

Nous y sommes. Ci siamo. Tutta l’Europa guarda oggi al primo turno delle Presidenziali francesi. Mai l’attesa si era fatta così carica di aspettative per chi, guardando ai nostri vicini, s’interessa non solo alla politica di un singolo paese ma alle sorti dell’intero processo d’integrazione europea. Dopo il no scaturito dal referendum sul Trattato Costituzionale europeo, la campagna per l’elezione alla presidenza francese ha tenuto in stand-by la presidenza di turno tedesca dell’Ue, la precedente presidenza finlandese e tutto l’ambiente istituzionale di Bruxelles, in fervida attesa di un nuovo interlocutore. Ed ora, non si aspetta che una nuova presidenza sullo scranno del vecchio Chirac per riprendere il discorso interrotto.

Non ci si può esimere dal guardare a queste elezioni con un occhio da e per l’Unione europea. Quel soggetto costituzionale sempre in fieri ma mai considerato fino in fondo, non raramente lasciato al pensiero esclusivo degli eurocrati di Bruxelles. Perché la Francia, terreno fertile di temi come l’immigrazione ed il cosiddetto “protezionismo economico patriottico”, asse incisivo delle relazioni intra-Ue, deve ora esprimere agli occhi degli osservatori europei il ruolo che potrà svolgere e la direzione politica che vorrà prendere nel vecchio continente. Sulla base di queste considerazioni, si potrebbe supporre che l’Europa abbia avuto un ruolo cruciale nella campagna elettorale. Ma c’è stato ben poco. Forse proprio per lo sguardo più attento della comunità internazionale, i candidati si sono ben visti dall’esprimere posizioni forti e chiare sul tema allo scopo di non correre troppi rischi di consenso. Certo, si sono susseguite alcune dichiarazioni sui generis, su un’altra Europa possibile, su un’Europa più sociale (fattore determinante del fu “non”) ma non è questo il tema che si è imposto come fattore chiave nella campagna elettorale francese ed i pochi cenni non hanno cambiato gli equilibri politici ed i possibili schieramenti. Così, dopo le proposte di un mini trattato costituzionale (Sarkozy) e quelle di un possibile nuovo referendum su un trattato più o meno modificato ma non nella sostanza (Royal e Bayrou) si potrebbe ora supporre che i candidati si siano misurati più sul terreno della quotidianità nazionale, sugli affitti, sullo stato sociale, sui salari e gli impieghi per i giovani. Tutti “problemi”in aumento.

Ma, ancora una volta, l’immagine ha preso il sopravvento. Bandiere, suoni, colori legati a pochi, classici temi di campagna. E qui è entrato in gioco il web. Molti esperti concordano sul fatto che, in linea con la diffusione delle comunità virtuali e dei social networks, i principali candidati abbiano affilato le “armi” per diffondere la loro presenza new mediatica. Perfino Second Life è stato terreno di battaglia per i cacciatori di voto. Sarkozy ha saputo ben utilizzare il mezzo per scrollarsi di dosso un’immagine un po’ troppo severa verso i giovani, adottando uno stile che attraverso filmati video ha fatto dell’autoironia un modo per mitigare una certa durezza agli occhi dell’elettorato giovanile e perfino degli immigrati, che in lui vedevano un nemico ai tempi della rivolta delle banlieues parigine. Non ha goduto dello stesso benefico effetto Madame Royal. In più occasioni il web ha fatto da cassa di risonanza per alcune sue gaffes, (da ultima, a campagna elettorale conclusa, quella di un suo assistente che distribuiva volantini ai passanti durante le 24 ore di silenzio elettorale) alle quali si sono soprattutto aggiunte  didascalie irriverenti sulla sua figura giovane e femminile. E qualche web-intoppo tecnico non è stato molto gradito dai visitatori del suo sito elettorale. Mai un candidato, di destra o di sinistra, aveva subito un’esplorazione così attenta dei propri discorsi alla ricerca di falle logiche e concettuali. Il segno che un certo sessismo in politica tarda ad essere superato, anche nella società francese.

Ma quali sono stati allora gli argomenti che hanno tirato la volata? Non argomenti vicini alla gente, ma ideali e concetti di cui il cittadino medio poco s’interesserebbe. Se non fosse che in Francia potrebbero “funzionare”: l’ideale di nazione, la difesa dell’identità. L’aspetto che più sorprende, in sfavore della candidata Royal, è che i tradizionali temi sociali di cui la sinistra dovrebbe farsi tradizionale portabandiera siano stati messi da parte per una rincorsa verso la sicurezza, l’identità della nazione e l’immigrazione. Temi su cui Sarkozy ha costruito la sua corsa presidenziale e sui quali, Le Pen a parte, anche la Royal è rimasta impigliata. Il tentativo di rinnovare il pensiero di sinistra con un innesto di idee di destra potrebbe rivelarsi una trappola e favorire gli altri 6 candidati di sinistra. Come accadde a Lionel Jospin nel 2002, quando però la sorpresa Le Pen fu ancor più decisiva per le sorti del 1° turno. Basti pensare al clamore suscitato dalla Royal tra gli stessi sostenitori della sua parte politica, per aver auspicato un’educazione militare in campi di addestramento per i giovani autori di reati e, sul piano simbolico, alla proposta di dispiegare il tricolore su ogni balcone, facendo suonare la Marsigliese agli incontri pubblici con gli elettori. La fiertè nazionale funziona sempre si dice, ma se voleva misurarsi a destra qualche rischio su una perdita di consenso a sinistra era prevedibile. Tanto che non pochi elettori socialisti si sono schierati per Bayrou e per il cosiddetto voto utile anti-Sarkozy. Infatti, dove sarebbe finito il socialismo francese? Sembra riprenderlo solo Sarkozy che, riuscendo a parlare all’elettorato popolare, ha ricordato in campagna elettorale alcuni grandi nomi, da Jean Jaurès a Léon Blum. Una decomposizione dei due tradizionali schieramenti c’è. Fino agli anni ’70 i quadri e le professioni intellettuali votavano a destra. Dagli anni ’80 i francesi che hanno superato il bac (la maturità) votano piuttosto a sinistra. E l’elettorato popolare è andato nella direzione opposta. La sinistra francese di oggi ed il suo candidato forte Royal sembra aver loro voltato le spalle, non difende più i lavoratori e lo strato popolare sembra stia ascoltando le parole di Sarkozy, figlio d’immigrati, linguaggio fermo e diretto, liberale ma non troppo, viscerale ma colloquiale, al punto tale da poter accaparrarsi i lepenisti e conquistare coloro che non vedono più iin lui il bullo descritto dagli avversari.

Su questo s’inserisce il terzo uomo, quello che cavalcando una tendenza non solo francese di superamento di una tradizionale dicotomia destra-sinistra e di un bipolarismo che continua ad avere falle, quel François Bayrou possibile sorpresa. E’il più apprezzato sull’Europa, dalle istituzioni Ue, dalla classe media e potrebbe catturare il voto degli indecisi, degli anti-Sarkozy e dei socialisti delusi.  Stavolta potrebbe essere il centro a poter rappresentare il nuovo che avanza, e di qui le comparazioni con i nostri Partito Democratico, o con il posizionamento possibile di Casini. Secondo molti sondaggi, Bayrou potrebbe vincere un confronto diretto al 2° turno con Sarkozy. Con appelli al voto utile, oggi 44 milioni di elettori sono chiamati al voto, con un 30% stimato di indecisi fino a venerdì. Ciò che più è evidente è che quanto più i cittadini elettori hanno potuto seguire dibattiti televisivi e la campagna su web, tanto più sembrano essere indecisi. Più ne sappiamo, meno convinzione abbiamo. O forse vogliono presentarcela così.

Intanto, occhio alla blogosfera. I blog potrebbero essere i primi a dire chi sta vincendo. La notizia potrebbe essere lanciata postando online le proiezioni di quelle sezioni elettorali che chiuderanno per prime i seggi, alle 18.00, in anticipo di due ore sulla scadenza prevista per le grandi città, fissata per le 20.00. I sondaggisti utilizzano i dati delle sezioni che chiudono per prime, trasmettendo i dati ai giornalisti. La legge non ammette nessuna diffusione prima della chiusura di tutte le sezioni elettorali, cioè delle 20.00. E i blog? I blog francesi saranno anch’essi, come i siti, sorvegliati dalla commissione elettorale, che ha già chiesto ai bloggers la disattivazione dei loro link verso siti stranieri (!). La rete è vista come un pericolo tendente a scardinare le leggi. Ma è la chiusura differenziata delle sezioni elettorali che può mandare in crisi il sistema. Perché non stabilire una chiusura unificata? Colpa della frenesia informativa dei blog oppure di leggi non più al passo con i tempi? Che si debba scegliere tra informazione e democrazia?